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Je n’ai pas envie d’arrêter

 
Actuellement, vous fumez et vous n’envisagez pas d’arrêter : vous vous trouvez bien comme vous êtes, vous n’avez pas envie de renoncer aux plaisirs que vous procure le tabac ou l’idée vous traverse parfois l’esprit, mais vous ne vous sentez pas prêt à franchir le pas.
 

> Fumer est toujours un plaisir : c’est bien parce que fumer est un plaisir qu’autant de personnes fument : la cigarette est synonyme de convivialité et de bons moments. Pour une raison toute simple : il y a dans votre cerveau des cellules qui captent la nicotine, lorsqu’elles sont activées, elles génèrent des sensations de bien-être. Après une bouffée de cigarette, la nicotine se fixe sur les récepteurs et provoque ce plaisir en seulement 7 secondes. Mais les anciens fumeurs soulignent qu’à l’arrêt du tabac, ils ont redécouvert d’autres plaisirs : odeurs, goût des aliments, l’impression de respirer pleinement. Ils expriment aussi un sentiment de réussite personnelle et la satisfaction d’avoir retrouvé une forme de liberté et d’indépendance. Regardez la courte vidéo animée J’arrête de fumer, pour me sentir plus libre 
 

> Fumer me détend : cette impression est due à un effet de nicotine sur le cerveau, la tension que vous ressentez avant de fumer et qui est soulagée par la cigarette est principalement en relation avec le manque de nicotine. Après quelques semaines d’arrêt, les anciens fumeurs ressentent un sentiment d’apaisement : ils n’ont plus de sensation de manque ni de frustration.
 

> Je ne me sens pas prêt à arrêter maintenant : il est possible que ce ne soit pas le meilleur moment pour vous, ne vous précipitez pas, ne prenez pas cette décision à la légère. L’arrêt du tabac n’est pas une épreuve insurmontable mais il faut s’y préparer convenablement, accepter l’idée que cela ne se fait pas du jour au lendemain et recourir à des méthodes sérieuses et adaptées à votre cas.
 

> Il y a tellement longtemps que je fume, ça ne sert à rien d’arrêter maintenant. Il n’est jamais trop tard pour arrêter même si vous fumez beaucoup et depuis longtemps. En effet, le risque de développer une maladie grave s’atténue après l’arrêt du tabac, pour progressivement atteindre celui des non-fumeurs. Par ailleurs, l’arrêt même tardif apporte un confort de vie, mais également une grande satisfaction personnelle.
 

> J’ai peur de grossir, d’être nerveux, …L’arrêt du tabac se nourrit de beaucoup de craintes et c’est normal ; Cela peut être un saut dans l’inconnu lorsque l’on n’a jamais essayé : on se connaît en tant que fumeur, s’imaginer sans cigarette fait craindre le pire. Par ailleurs, on peut avoir vécu des tentatives d’arrêt antérieures qui nous ont confrontés à des situations difficiles ou à l’impression de « dommages collatéraux ».  La clé pour vaincre ses peurs, c’est de s’informer et de se préparer. En effet, aborder le sevrage en connaissance de cause c’est l’aborder plus sereinement et le vivre moins difficilement. Vous relativiserez certaines de vos craintes, vous découvrirez qu’il existe de nombreuses possibilités pour rendre l’arrêt confortable, que l’apprentissage de la vie sans tabac peut se dérouler dans de très bonnes conditions. Par ailleurs, quels sont les risques de tenter, après avoir bien analysé votre degré de dépendance au tabac et choisi les stratégies qui vous correspondent ?
 

> Je n’ai pas assez de volonté, je n’y arriverai jamais : certaines personnes arrêtent de fumer du jour au lendemain, sans technique particulière, néanmoins les chances de succès sont plus importantes quand on prend le temps de s’y préparer. L’arrêt du tabac est un apprentissage, on doit se débarrasser de réflexes conditionnés et d’automatismes acquis pendant des années de tabagisme. Ce que vous analysez comme un manque de volonté peut être un signe de dépendance à la nicotine mais également être lié à vos représentations
 

> Je suis trop dépendant : parfois, le lien qui attache un fumeur à sa cigarette peut être si fort que celui-ci ne voit pas comment s’en défaire.

  • Dans le cas d’une dépendance physique au tabac, cela peut être lié à la crainte de ressentir trop vivement des signes de sevrage importants (pulsions à fumer, nervosité, irritabilité…), véritable souffrance.
  • Mais un fumeur peut également être dépendant psychologiquement au tabac ; dans ce cas, s’imaginer résister dans des situations où le tabac est à la fois source de plaisir, de convivialité mais aussi dans des situations où il semble être un remède contre le stress ou l’anxiété peut paraître impossible.
     

Sachez que la dépendance au tabac est loin d’être un obstacle infranchissable : d’une part, lorsque l’on arrête de fumer, les symptômes du manque disparaissent progressivement alors, qu’au départ, on a tendance à penser que ce sera très handicapant. Par ailleurs, il existe des traitements qui peuvent permettre d’éviter les signes de manque. Enfin, les stratégies que vous apprendrez et développerez tout au long de l’arrêt vous permettront de contrer les dépendances psychologique et comportementale. Dans tous les cas, vous pouvez vous faire accompagner par un professionnel de santé ou par Tabac info service pour ne pas vous sentir seul face à l’arrêt du tabac.
 

> Je suis encore jeune, j’arrête quand je veux. Lorsque l’on commence à fumer, pendant quelques semaines, quelques mois, cela semble assez simple de ne pas fumer pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. A ce moment-là, « Ne pas fumer » ne ressemble en rien à ce que décrivent certaines fumeurs ce qui conforte l’idée selon laquelle on n’est pas dépendant et que si l’on est n’est pas dépendant, on peut donc continuer à fumer, d’autant plus qu’on est sûr que puisqu’on est jeune, on ne risque rien.  Pas si simple en réalité ! La dépendance physique s’installe sournoisement d’autant plus que les signes de manque sont, au début, relativement discrets : on peut se sentir juste un peu nerveux, légèrement irritable  et souvent ne pas percevoir que c’est le manque de nicotine qui en est la cause.
 

De plus, on pense souvent que fumer est un choix : « on choisit » de fumer pour des effets agréables  avec un groupe d’amis par exemple. Mais en réalité, il s’agit bel et bien autre forme de dépendance qui se met en place : comportementale et psychologique. Avec ce groupe d’amis, serait-il réalisable de ne pas fumer ?
 

Quant à l’âge, le tabagisme même peu important augmente désagréments et risques immédiats pour la santé : plus de rhumes, otites, angines, bronchites…. Et pour les autres maladies, c’est jour après jour qu’elles se construisent et pas seulement à partir d’un certain âge ! Arrêter jeune est un vrai atout pour la santé et le bien-être, car les risques seront d’autant plus réduits !

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