Questions / Réponses
Vous vous posez des questions sur l'arrêt, sur les traitements existants, les méthodes pour y arriver, ... ? Dans cette rubrique, Tabac info service répond aux questions les plus fréquemment posées et vous donne les clés pour mieux appréhender votre démarche d'arrêt du tabac.
Votre question
Tabac a chiquer
Bonjour, je souhaite arreter le tabac a chiquer je suis adict depuis 5 ans avant cela j'ai fumer pendant 3 ans suite a ça j'ai reussi a arreter de fumer en utilisant le tabac a chiquer une grosse erreur de ma part maintenant je sens pas capable d'arreter j'ai deja essayer le sevrage est hyper compliquer pour ma part j'ai essayer les chwingum et les patch nicotiniques mais ça ne fonctionne pas pour ma part j'aimerai quelque conseille je souhaite arreter a la fin de ma boite cest a dire se soir ou demain grand maximum je consomme 3 a 4 boite par semaine
Notre réponse
Bonjour Youssef et merci pour votre question
Tout d’abord, vous avez raison de vouloir arrêter car le tabac est dangereux même quand on ne le fume pas. De plus, le tabac à chiquer, ou tabac à priser, peut créer une dépendance encore plus forte que les cigarettes. En effet le tabac à chiquer contient plus de nicotine que les cigarettes et il peut être encore plus difficile d’arrêter de chiquer que de fumer. Le fait d’avoir une quantité régulière de tabac à chiquer dans la bouche pendant 30 minutes vous apporte autant de nicotine que trois cigarettes. Cela signifie qu’une plus grande quantité de nicotine pénètre dans votre sang, ce qui déclenche des envies fortes de chiquer.
Le tabac à chiquer crée donc une forte dépendance. Mais tout comme le tabac à fumer, il est possible d’arrêter de consommer du tabac à chiquer.
Souvenez vous que les envies de chiquer peuvent avoir un lien avec la dépendance physique et elles sont alors le signe d’un manque de nicotine. Celui-ci est mis en évidence par les envies de chiquer, mais aussi parfois de l’irritabilité, frustration, anxiété, déprime, difficultés de concentration ou de sommeil, et envie de grignoter ou manger plus. Pour y remédier il convient d’utiliser des aides à la hauteur de vos besoins. En effet les substituts nicotiniques sont très aidants à condition d’être bien dosés. Si vous les avez déjà testé sans succès, il serait peut être utile de vous faire accompagner par un tabacologue pour trouver la bonne dose. Et en cas d’échec avec les substituts, vous pourrez aussi parler avec votre médecin des médicaments de l’arrêt du tabac.
Souvenez vous enfin que le tabac n'occasionne pas seulement une dépendance physique. Il engendre également une autre dépendance, qui agit sur la façon de penser et le comportement. Cette dépendance psychologique est forte chez la majorité des fumeurs. Alors si les envies sont trop tenaces et créent des difficultés dans l’arrêt du tabac, il convient de faire un travail spécifique qui consiste à déconstruire le lien que vous avez tissé avec le tabac.
Pour vous aider dans votre démarche, nous vous encourageons donc à faire un bilan complet avec un(e) tabacologue de Tabac info service au 39 89. Ensemble vous pourrez identifier les aides possibles pour trouver plus de confort dans votre sevrage et prévenir la rechute.
Arrêter de fumer est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à votre santé, alors bon sevrage !