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  1.  En combien de temps disparaît la dépendance ?

La dépendance physique disparaît en moyenne en quelques semaines. La dépendance psychologique est plus lente à s’estomper. Plusieurs mois sont parfois nécessaires pour ne plus avoir de fortes envies de cigarettes. Dans tous les cas, même plusieurs années après l’arrêt du tabac, fumer une cigarette expose à une reprise du tabagisme, car elle réveille le besoin physique et relance la dépendance comportementale. Mais quel bonheur de pouvoir sortir, bouger, sans être obligé de vérifier si l’on a assez de cigarettes ou si le débit de tabac est encore ouvert !

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  2.  Comment savoir si l’on est dépendant physiquement à la nicotine ?

Le test de Fagerström, validé par l’ensemble des experts internationaux, permet de faire le point avec sa dépendance physique en six questions portant sur la quantité de cigarettes que l’on fume, le laps de temps qui s’écoule entre le réveil du matin et la première cigarette, la difficulté que l’on a à s’abstenir de fumer lorsqu’on est malade ou dans les zones non-fumeurs. Vous pouvez le réaliser en consultation avec un tabacologue ou via notre site.

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  3.  Comment se manifeste le manque ?

Le syndrome de manque est dû à la baisse brutale de la quantité de nicotine dans l’organisme par rapport à un seuil auquel le fumeur s’était habitué. Le manque de nicotine est perçu par le fumeur comme désagréable, voire dans certains cas insupportable.

Il existe différentes manifestations caractéristiques du syndrome de manque ; elles ne se présentent pas forcément toutes à la fois et sont le plus souvent dissociées dans le temps. Les symptômes de manque le plus souvent cités par les fumeurs sont :

- Des pulsions fortes à fumer.
- Une irritabilité, de la nervosité, de l’agitation, de l’anxiété.
- Des perturbations du sommeil.
- Une humeur dépressive.
- Des troubles de la concentration intellectuelle, de même qu’une augmentation de l’appétit ou une constipation.
- Tous ces troubles sont les principales causes des difficultés et des échecs à court terme ; ils sont essentiellement liés au manque de nicotine et peuvent être considérablement améliorés par un traitement de substitution nicotinique adapté.

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  4.  Combien de temps dure le syndrome de manque ?

Une pulsion à fumer peut être forte et fréquente, mais elle ne dure jamais longtemps. Si la personne résiste, la pulsion durera en moyenne deux minutes, puis disparaîtra et reviendra quelques instants plus tard par vagues, qui elles aussi se calmeront. Dans une démarche d’arrêt, ces pulsions à fumer diminuent progressivement, à la fois en fréquence et en intensité, pour disparaître en quelques semaines (deux à huit selon l’importance de la dépendance physique initiale). Avec le temps, l’arrêt du tabagisme devient de plus en plus facile. 
Après quelques semaines, les pulsions vont faire place à des envies moins fortes, moins violentes, qui sont moins des symptômes de manque que le souhait de prendre une cigarette, souvent déclenché par une situation particulière ou un environnement fumeur, convivial ou stressant.

Enfin, après quelques mois d’arrêt, les choses s’améliorent. De nouvelles habitudes se consolident. On se sent de mieux en mieux. Les envies de cigarettes vont disparaître et être remplacées par des pensées, sorte de souvenir nostalgique du plaisir que l’on prenait à fumer. Comme l’évocation d’un moment plaisant vécu des années auparavant, la pensée d’une cigarette va disparaître d’elle-même, sans effort.

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  5.  Quels sont les effets de la nicotine ?

La nicotine est une substance psychoactive, c’est-à-dire qu’elle agit sur le cerveau. C’est elle qui entraîne la dépendance physique à la cigarette et qui procure plaisir, détente, stimulation intellectuelle, action anxiolytique, antidépressive et coupe-faim. Elle affecte également le système respiratoire et le système cardiovasculaire. Cette substance est présente naturellement dans le tabac à des taux de concentration variables en fonction des parties de la plante. On la retrouve sous forme de particules en suspension dans la fumée. Les industriels du tabac ont nié pendant des années le rôle de la nicotine dans la dépendance. Pourtant, depuis l’ouverture de leurs archives secrètes, on sait qu’ils en ont ajusté soigneusement le dosage pour garantir leurs profits.

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