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  1.  Les substituts nicotiniques sont-ils efficaces ?

Les substituts nicotiniques sont des médicaments à base de nicotine vendus en pharmacie sans ordonnance. Leur efficacité dans le traitement de la dépendance physique est largement démontrée par les études scientifiques. Ce traitement double, voire triple les chances d’arrêt à un an.
Lorsqu’il est suffisamment dosé et prolongé, il permet de diminuer les symptômes de manque de nicotine que le fumeur peut ressentir au début de l’arrêt. Il en existe de plusieurs formes : timbres (patchs) de différents dosages, gommes à mâcher, pastilles à laisser fondre ou à sucer, inhaleur. Le spray nasal n’est pas vendu en France.

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  2.  Une femme enceinte peut-elle utiliser des substituts nicotiniques ?

Depuis 1997, l’utilisation des substituts nicotiniques est autorisée sous contrôle médical chez les femmes enceintes et les femmes qui allaitent. Il est vivement conseillé de demander l’avis de son médecin, de son gynécologue-obstétricien ou d’un tabacologue.

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  3.  Que dire du bupropion LP et de la varénicline ?

Le bupropion est un médicament de la famille des psychotropes qui ne peut être utilisé que sur prescription médicale en raison de ses contre-indications, effets indésirables et précautions d’emploi. Seul le médecin pourra juger de l’intérêt de ce médicament au cas par cas. Il est contre-indiqué chez la femme enceinte et le fumeur de moins de 18 ans.
La varénicline est un médicament qui agit comme un agoniste partiel sur les récepteurs nicotiniques neuronaux, c'est-à-dire qu’elle cible les mêmes récepteurs que la nicotine. Elle est indiquée dans le sevrage tabagique chez l’adulte et ne peut être délivrée que sur prescription médicale. Seul le médecin pourra juger de l’intérêt de ce médicament au cas par cas en raison de la dépendance du patient, des contre-indications éventuelles et des interactions médicamenteuses possibles. La varénicline ne doit pas être utilisée pendant la grossesse.

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  4.  Peut-on utiliser plusieurs formes de substituts à la fois ?

L’utilisation conjointe de plusieurs formes de substitut nicotinique est aujourd’hui admise quand cela s’avère nécessaire (par exemple, patch et gommes ou patch et inhaleur). L’efficacité du traitement est alors renforcée, car la substitution s’adapte mieux au rythme journalier du fumeur. Elle doit se faire sous contrôle médical pour bien ajuster le dosage.

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  5.  Peut-on devenir dépendant aux substituts nicotiniques ?

Aucune dépendance aux timbres (patchs) n’a été observée à ce jour. De rares cas de dépendance aux autres formes (en particulier les gommes à mâcher) ont été signalés. Aucune conséquence négative sur la santé n'a été observée chez ces personnes, bien au contraire, comparées à celles qui avaient repris la cigarette.

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  6.  Peut-on utiliser des substituts nicotiniques de façon occasionnelle ?

Certains fumeurs trouvent qu’il est difficile de s'abstenir de fumer plusieurs heures durant une longue réunion de travail, un spectacle ou un voyage en avion par exemple. Il est aujourd'hui possible d'utiliser les formes orales (gommes à mâcher, pastilles, comprimés et inhaleur) dans ces situations dites d'abstinence temporaire.

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  7.  Y a-t-il des contre-indications à l'utilisation des substituts nicotiniques ?

Il n'y a pas de contre-indication à l'utilisation des substituts nicotiniques chez les fumeurs dépendants qui souhaitent arrêter de fumer. Cependant, l’utilisation des substituts nicotiniques doit se faire sous contrôle médical chez les femmes enceintes ou qui allaitent et chez les personnes venant de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

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  8.  Peut-on avoir des allergies avec le patch ?

Il peut y avoir des intolérances cutanées à l'endroit où le timbre est posé, comme il peut y en avoir avec un simple pansement. On peut alors demander au pharmacien un patch différent. Si les réactions persistent, les substituts sous forme de gommes ou de comprimés seront préférables. Toutefois, il ne faut pas confondre une véritable allergie avec les picotements qui peuvent surprendre le fumeur ayant mis un patch pour la première fois. Ces démangeaisons s'estompent d'elles-mêmes et disparaissent en moins d'une heure.

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  9.  Est-il dangereux de fumer une cigarette avec un patch ?

Fumer une cigarette avec un patch n’est pas recommandé. Le fait de fumer avec un patch peut exposer à des symptômes de surdosage. Il n'est pas rare que des personnes enlèvent leur patch le temps de fumer une cigarette et le recollent ensuite, ce qui ne change rien : la nicotine reste présente dans la couche la plus superficielle de la peau et continue à se diffuser normalement, pendant au moins deux heures après avoir retiré le patch. Si le besoin de fumer plusieurs cigarettes se fait sentir, il est nécessaire de revoir le dosage du patch avec son médecin ou son pharmacien (il s'agit probablement d'un sous-dosage).

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  10.  La nicotine contenue dans les cigarettes est-elle différente de celle des substituts ?

Il s’agit de la même molécule de base, mais c’est son mode de pénétration dans le corps qui est très différent. Dans le cas de la cigarette, la nicotine entre très rapidement par le système artériel pulmonaire avant d’arriver au cerveau en quelques secondes. Dans le cas des substituts nicotiniques, elle se diffuse très lentement par la voie veineuse en passant par la peau pour les patchs et par la muqueuse buccale pour les gommes à mâcher, les comprimés et l’inhaleur. Ce mode de pénétration différent n’a pas les mêmes conséquences. En particulier, les substituts nicotiniques entraînent peu ou pas de dépendance psychique.
L’autre grande différence est que les substituts permettent d’absorber seulement de la nicotine, alors que la fumée du tabac contient également quatre mille substances toxiques.

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  11.  Comment déceler et corriger un surdosage ?

Les signes de surdosage sont faciles à reconnaître : diarrhée, nausées, bouche pâteuse, insomnie, impression d'avoir trop fumé. Il suffit de décoller le patch pendant quelques heures pour diminuer le dosage et tout rentre dans l'ordre rapidement.

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  12.  Les traitements et substituts sont-ils autorisés pour les adolescents ?

Les substituts nicotiniques peuvent être utilisés le cas échéant pour aider les jeunes qui sont physiquement dépendants du tabac à partir de l’âge de 15 ans. Ces traitements sont en vente libre dans les pharmacies.
En ce qui concerne le Bupropion LP, il ne peut être prescrit qu’aux personnes de plus de 18 ans. Son utilisation comporte des contre-indications et précautions d’emploi à respecter.

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