Questions / Réponses
Vous vous posez des questions sur l'arrêt, sur les traitements existants, les méthodes pour y arriver, ... ? Dans cette rubrique, Tabac info service répond aux questions les plus fréquemment posées et vous donne les clés pour mieux appréhender votre démarche d'arrêt du tabac.
Votre question
Substitution nicotinique
Bonjour,
Je fume 25 cigarettes manufacturees par jour.
Le test de dépendance est moyen.
Auparavant j'ai été suivi par un tabacologue.
Pourriez-vous me donner des conseils sur le traitement de substitution nicotinique à utiliser dans mon cas.
Quels sont les meilleurs taut de réussite : l'arrêt progressive ou radical ?
Merci pour vos conseils
Notre réponse
Bonjour,
Bravo pour ce beau projet d'arrêt du tabac ! Quelle bonne idée pour bien commencer l'année !!!
Tous les substituts nicotiniques sont aussi efficaces les uns que les autres. Ce qui est important, c’est que leur mode d’emploi vous convienne, et surtout, que le dosage soit suffisant.
Ce dosage dépend du nombre de cigarettes, mais surtout de l'intensité de l’inhalation, voici comment calculer ce dont vous avez besoin :
En moyenne, 1 cigarette donne 1 mg de nicotine, mais si on aspire fort ça peut monter à 2 ou 3 mg par cigarette ! Ça change la dose du patch !
A titre indicatif, il est possible de poser 4 patchs de 21 mg chez les gros fumeurs ! A l’inverse, si vous aspirez peu fort, ce sera 0.3 ou 0.5 mg de nicotine par cigarette.
A priori comptez que vous aurez besoin d'autant de mg de nicotine de substitution que de cigarettes habituellement fumées : pour vous, 21 ou 28 mg de patch plus une forme orale serait une bonne posologie de départ.
Le plus efficace reste quand même l’association d’un patch (comptez les deux tiers de la dose totale) en association avec une forme orale de nicotine (gommes, pastilles, comprimés à fondre sous la langue ou spray). Votre pharmacien saura vous conseiller.
Si vous préférez la douceur, alors l'arrêt progressif est vraiment une bonne manière de commencer. Même s'il n'y a pas de statistique conseillant l'arrêt total ou progressif, c'est à vous de faire ce choix.
Cette méthode nécessite tout de même un peu de rigueur : remplacer les cigarettes non fumées par de la nicotine de substitution pour éviter le manque physique et la "sur-inhalation" des cigarettes qui restent. Elle doit être limitée dans le temps pour ne pas retomber dans votre consommation antérieure.
Le but est d'arriver en quelques jours à remplacer une cigarette sur deux par un substitut (comme gommes, pastilles, comprimés à fondre sous la langue ou spray).
Quant aux cigarettes qui restent, vous vous efforcerez de les fumer en les tenant de la mauvaise main, dans les mauvais doigts et pas dans les situations les plus habituelles. Ceci pour que le confort de la cigarette soit amoindri et que vous ne la considériez plus de votre façon habituelle.
Les gommes, les pastilles et le spray sont autorisés pour la réduction. Les goûts sont différents de ceux dont vous avez l’habitude et a priori pas très bons. Il faut plusieurs utilisations pour s'y habituer et donc persévérer vous permettra de les supporter sans problème en quelques jours.
Attention, cette nicotine doit traverser les muqueuses de la bouche et ne pas se retrouver dans votre estomac : donc si vous salivez beaucoup au début, crachez cette salive dans un mouchoir. Avaler de la nicotine peut occasionner des irritations ou des sensations de gorge qui se serre, c'est juste désagréable, il n'y a aucun danger pour votre santé. C'est un coup à prendre…
Peu à peu, vous prendrez de plus en plus de pastilles et de moins en moins de cigarettes, jusqu’à ne plus fumer du tout !
Ça, ça vous donne la théorie. Si vous suivez le 39 89, nous vous rappellerons et vous pourrez bénéficier d'un accompagnement personnalisé et gratuit ! Vous aurez notre soutien inconditionnel et bienveillant. Qui dit mieux ?